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Une jeune chercheuse pour étudier le déclin des abeilles

Le déclin des colonies d’abeilles domestiques est un phénomène mondial qui s’intensifie depuis une quinzaine d’années. La diminution du nombre d’abeilles mais aussi d’autres insectes pollinisateurs pose un réel problème sur la productivité agricole puisqu’ils pollinisent environ un tiers des cultures destinées à notre alimentation. Dans ce contexte, Maryline Pioz a été recrutée sur concours en 2013 comme chercheuse dans l’unité « Abeilles et Environnement » sur le centre Inra PACA à Avignon afin d’étudier l’interaction des facteurs liés au déclin des abeilles. Portrait d’une jeune chercheuse…

Maryline Pioz, jeune chercheuse dans l'unité Abeilles et Environnement à Avignon.
Mis à jour le 07/05/2015
Publié le 06/05/2015

Maryline Pioz est chercheuse depuis plus d’un an, au sein de l’unité mixte de recherche « Abeilles et Environnement » de l’Inra PACA, à Avignon. La biologie et l’écologie l’ont toujours intéressée et avant de se consacrer aux abeilles, la jeune chercheuse étudiait les grands mammifères sauvages et domestiques. Après avoir obtenu sa thèse de doctorat en épidémiologie et dynamique des populations, c’est au cours d’une de ses expériences post-doctorat, dans l’unité d’Epidémiologie Animale du centre Inra Clermont-Ferrand-Theix qu’elle a connu l’Inra. Maryline Pioz a rapidement été attirée par les recherches menées à l’Inra notamment pour leur dimension appliquée.

C’est au sein de son nouveau laboratoire de recherche qu’elle a découvert l’abeille comme modèle d’étude. A l’heure où le déclin mondial des abeilles s’accélère, différents facteurs tels que les maladies, les pesticides, le changement climatique, les prédateurs et la modification de l’environnement ont été identifiés. Intitulé « Eco-épidémiologie du déclin des abeilles et modélisation », son projet de recherche vise à utiliser les outils statistiques et la modélisation pour comprendre comment ces facteurs interagissent entre eux et quelle est leur part respective de responsabilité dans la disparition massive des colonies d’abeilles.

De par sa spécialité et son sujet de recherche, Maryline Pioz se situe au carrefour de différentes disciplines et compétences, ce qui lui permet ainsi d’échanger et de travailler avec les chercheurs de l’unité, spécialisés en biologie, écologie, pathologie et écotoxicologie des abeilles. A travers son métier de chercheuse, elle mène diverses actions : montage de projets, collecte et mise en forme de données, analyse statistique, modélisation, rédaction de rapports et d’articles scientifiques, vulgarisation, participation à des colloques... Ce qui attire notre jeune chercheuse dans son métier, au-delà d’un enrichissement intellectuel, c’est le fait de rencontrer et d’échanger avec des personnes d’horizons divers et d’œuvrer pour comprendre les raisons du déclin des abeilles. A la question « quels conseils donneriez-vous à celles et ceux qui souhaiteraient exercer ce métier ? », elle répond qu’il est essentiel de discuter, de ne pas s’enfermer dans son domaine mais de s’ouvrir aux autres et de cultiver sa curiosité.

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