Piqure d'Aphidius matricariae sur puceron.. © Inra, GAMBIER Jacques

Biocontrôle

EMBA : un réseau scientifique pour développer le biocontrôle

Dans le cadre du projet agro-écologique pour la France et du plan Ecophyto, le recours aux agents de biocontrôle apparaît comme une solution d’avenir pour la protection des cultures. Par l’usage de produits naturels contre les ravageurs et les maladies, le biocontrôle doit permettre de limiter la dépendance de l'agriculture aux produits phytosanitaires. Afin de structurer la recherche, d’identifier les projets scientifiques à développer et de promouvoir des collaborations avec les partenaires publics et privés, le département Santé des Plantes et Environnement (SPE) de l’Inra a créé le réseau EMBA (Ecological Management of Bioagressors in Agroecosystems), qui regroupe les chercheurs travaillant sur la gestion écologique des bioagresseurs dans les agroécosystèmes. La réunion de lancement du réseau EMBA est prévue à Paris du 27 au 29 octobre 2014.

Mis à jour le 22/10/2014
Publié le 22/10/2014

Du Grenelle de l’Environnement au biocontrôle

Le lancement en 2007 du Grenelle de l'Environnement marque une volonté de faire évoluer l’agriculture française vers une meilleure prise en compte de l'environnement et du développement durable. Le plan Ecophyto est une des actions clé du Grenelle de l'Environnement. Il prévoit de réduire progressivement l’utilisation de produits phytosanitaires tout en maintenant une agriculture économiquement performante. Pour atteindre cet objectif, il est proposé de faciliter l’usage et la mise sur le marché de solutions alternatives aux produits phytosanitaires, comme les méthodes de biocontrôle.

Le biocontrôle, consiste en un ensemble de méthodes qui exploitent les mécanismes naturels de régulation entre les espèces vivantes. Les méthodes de biocontrôle sont généralement classées en quatre catégories selon les types d’agents auxquels elles ont recours : les macro-organismes (insectes, nématodes…), les micro-organismes (virus, bactéries…), les médiateurs chimiques (phéromones…) et les substances naturelles.

Structurer la recherche grâce à un réseau scientifique

Afin de fédérer et structurer la recherche dans la communauté du biocontrôle, un réseau scientifique nommé EMBA (Ecological Management of Bioagressors in Agroecosystems) vient d’être mis en place au sein du département Santé des Plantes et Environnement de l’Inra. Parmi ses objectifs, ce nouveau réseau souhaite promouvoir des stratégies de lutte biologique et contribuer au développement de produits de biocontrôle efficaces. Cela passera notamment par le renforcement des partenariats entre les institutions publiques (organismes de recherche, instituts techniques, universités…) et les entreprises du secteur privé, acteurs majeurs du biocontrôle. Le réseau EMBA a également pour objectifs de favoriser et d’accroître les collaborations entre les chercheurs, de mettre en commun les expertises, de créer des groupes de réflexion sur des nouveaux concepts et méthodes et enfin de définir des approches et des méthodologies communes.

Deux actions principales sont prévues à court terme par le réseau EMBA. Elaborer un recensement des équipes françaises relevant de la thématique biocontrôle ainsi que des partenaires potentiels publics et privés, puis mener une réflexion collective sur les grands enjeux relevant de cette thématique pour identifier les verrous scientifiques et technologiques à lever.

La réunion de lancement du réseau EMBA se fera à Paris du 27 au 29 octobre en présence de chercheurs du département SPE mais également de certaines entreprises du secteur privé qui ont fait le choix de se diriger vers des solutions de biocontrôle. Les principaux objectifs pour cette première réunion sont d’avoir une meilleure connaissance des acteurs de cette filière, de faire le point sur les attentes des industriels et les opportunités de partenariats avec l’Inra, et enfin d’aborder la question de la règlementation dans le domaine du biocontrôle.

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