Piqure d'Aphidius matricariae sur puceron.. © Inra, GAMBIER Jacques

Biocontrôle

Mis à jour le 04/05/2017
Publié le 16/10/2014

Les parasites et ravageurs des plantes ont toujours posé des problèmes en agriculture, mais leur incidence a augmenté avec le processus d'intensification engagé après la seconde guerre mondiale pour répondre à la demande alimentaire. Des méthodes de lutte ont été développées et ont permis de maintenir un bon niveau de production, mais la plus largement utilisée dans les conditions de production actuelle reste la lutte chimique, qui n’est pas sans conséquence pour l’environnement et la santé humaine. Un effort majeur est engagé depuis quelques années pour proposer des solutions alternatives efficaces comme les méthodes de biocontrôle.

Des mesures sont prises au niveau national et européen pour développer des méthodes de lutte naturelles et ainsi limiter l’usage de produits chimiques. En 2007, le lancement du Grenelle de l'Environnement marque une volonté franche de promouvoir le développement durable en ce qui concerne l’énergie, l’agriculture, les transports, le bâtiment, etc. Dans le domaine de l’agriculture, le plan Ecophyto en est une des actions clés et des plus ambitieuses, avec pour objectif de réduire de manière drastique l’usage de produits phytosanitaires. Pour atteindre cet objectif, il est proposé en particulier de faciliter la mise sur le marché de produits de biocontrôle, alternatifs aux produits phytosanitaires de synthèse. Le rapport du député du Bas-Rhin, Antoine Herth, commandé en 2010 par le Premier Ministre et intitulé « Le bio-contrôle pour la protection des cultures – 15 recommandations pour soutenir les technologies vertes » apporte une solide base de réflexion sur cette question.

Le biocontrôle est défini comme un ensemble de méthodes de protection des cultures basées sur le recours à des organismes vivants ou des substances naturelles. On distingue souvent quatre catégories d'approches, basées sur des macro-organismes (insectes, nématodes, etc.), des micro-organismes (virus, bactéries ou champignons), des médiateurs chimiques (phéromones), ou des substances naturelles d’origine minérale, végétale ou animale.

Pour développer ces méthodes et faciliter leur application sur le terrain, le département Santé des Plantes et Environnement (SPE) de l’Inra a engagé depuis plusieurs années des recherches dans le domaine du biocontrôle et développe des collaborations avec les entreprises privées pour proposer des solutions innovantes.