Le fonctionnement de la photosynthèse est un excellent indicateur de l'état sain ou stressé d'un végétal. Ici  la mesure est effectuée sur une feuille. L'appareil (Fluorimètre Walz) envoie une lumière de saturation sur les pigments photosynthétiques, et mesure en contrepartie l'énergie ré-émise par fluorescence. Plus celle-ci est importante, moins la feuille est capable d'absorber et d'utiliser l'énergie solaire, ce qui est un signe de stress.. © © INRA, MAITRE Christophe

Communiqués de presse

Communiqués de presse du département SPE de 2017

Communiqués de presse publiés sur le portail inra.fr en 2017 concernant le département SPE.

Publié le 27/09/2017
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Décryptage du génome du Légionnaire d’automne, un papillon ravageur qui envahit l’Afrique - 26/09/2017

Dans le cadre d’un consortium international, des chercheurs de l’Inra, en collaboration avec le CEA et l’Inria1, ont séquencé l’un des tout premiers génomes d’un papillon de la superfamille des Noctuoidea : celui de Spodoptera frugiperda ou Légionnaire d’automne. Ce ravageur des cultures -jusque-là connu sur le continent américain - est devenu invasif en Afrique depuis 2016. Publiés dans Scientific Reports le 25 Septembre 2017, ces travaux ouvrent des perspectives vers de nouveaux moyens de lutte biologique et une meilleure compréhension des mécanismes d’apparition des résistances aux pesticides.

http://presse.inra.fr/Communiques-de-presse/genome-du-Legionnaire-d-automne

  • Emmanuelle d’Alençon, Unité Diversité, Génomes & Interactions Microorganismes-Insectes

Un porte-greffe de vigne développé pour résister au virus du court-noué est sans impact sur les microorganismes de l’environnement - 14/09/2017

En l’absence de méthode curative de lutte contre le court-noué, une maladie virale de la vigne, des stratégies de développement de plantes résistantes ont été entreprises. Des chercheurs de l’Inra et du CNRS montrent que l’utilisation de porte-greffes transgéniques de vigne ne modifie pas les populations de virus et bactéries du sol. Ces résultats sont disponibles en ligne dans la revue Plant Biotechnology Journal.

http://presse.inra.fr/Communiques-de-presse/porte-greffe-de-vigne-developpe-pour-resister-au-court-noue-sans-impact-sur-les-microorganismes-de-l-environnement

  • Olivier Lemaire, Unité mixte de recherche Santé de la vigne et qualité du vin

Nanobody : un outil multifonctionnel pour comprendre et lutter contre la maladie du court-noué - 16/08/2017

La maladie du court-noué, dont le traitement est quasiment impossible, est présente dans deux-tiers des vignobles français. Pour comprendre le fonctionnement du virus du court-noué, des chercheurs de l’Inra et du CNRS, en collaboration avec l’Université de Bruxelles, ont mené une recherche tout à fait originale en utilisant des anticorps particuliers nommés Nanobodies. Au-delà de l’intérêt biotechnologique de ces nanobodies, ces résultats sont prometteurs au plan fondamental et pour le développement d’outils visant la détection de la maladie du court-noué, et d’autres virus de plantes. Ils sont publiés dans la revue Plant Biotechnology Journal.

http://presse.inra.fr/Communiques-de-presse/Nanobody-contre-la-maladie-du-court-noue

  • Gérard Demangeat, Unité mixte de recherche Santé de la vigne et qualité du vin

Succès parasitaire des nématodes à galles, bien plus qu’une simple histoire de sexe - 09/06/2017

Les nématodes à galles sont des ravageurs importants en agriculture, parmi lesquels excellent les espèces qui se reproduisent de manière strictement asexué, en dépit des avantages génétiques conférés par la reproduction sexuée. Des chercheurs de l’Inra, de l’Université Côte d’Azur, du CEA et du CNRS [1] ont mis en évidence que l’histoire évolutive de ces nématodes et les particularités structurales de leur génome pourraient expliquer une partie de ce succès hors normes. Ces résultats sont publiés le 8 juin 2017 dans la revue PloS Genetics.

http://presse.inra.fr/Communiques-de-presse/Succes-parasitaire-nematodes-a-galles

  • Etienne G.J. Danchin, Institut Sophia Agrobiotech

Le flair d’un papillon ravageur passé au crible - 06/06/2017

Chez l’insecte, la perception de l’environnement grâce aux odeurs dépend d’un répertoire de récepteurs olfactifs, dont le fonctionnement reste aujourd’hui encore peu étudié. Pour la première fois, des chercheurs de l’Inra, de l’UPMC et de l’Université suédoise des Sciences Agricoles ont analysé ce répertoire de récepteurs chez un papillon, Spodoptera littoralis, dont la chenille est un redoutable ravageur des cultures. Ils ont mis en évidence que bon nombre de ces récepteurs sont très performants pour détecter les molécules volatiles émises par les plantes. L’évolution récente de certains d’entre eux souligne l’adaptation de ces insectes à leur niche écologique. Ces résultats sont publiés le 5 juin 2017 dans la revue Nature Communications.

http://presse.inra.fr/Communiques-de-presse/flair-d-un-papillon-ravageur

  • Emmanuelle Jacquin-Joly, Institut d'écologie et des sciences de l'environnement de Paris

Symbioses entre plantes, champignons et bactéries : un éclairage original sur ces alliances ancestrales - 30/05/2017

Des chercheurs de l’Inra, associant les universités de Lorraine et de Toulouse, et le CNRS, ont reconstitué l’histoire évolutive des symbioses mycorhiziennes et fixatrices d’azote. Leur travail de synthèse apporte un éclairage original sur les symbioses à bénéfice mutuel et sur les mécanismes moléculaires et cellulaires impliqués dans la colonisation des racines des plantes par les microorganismes. Une meilleure compréhension de ces mécanismes et de leur modulation par différents facteurs, tels que le génotype de la plante ou le type de sol, devrait faciliter l’utilisation du microbiote des plantes dans le cadre d’une agriculture durable. L’article est publié dans Science le 26 mai 2017.

http://presse.inra.fr/Communiques-de-presse/Symbioses-eclairage-original-sur-alliances-ancestrales

  • Francis MARTIN, Unité recherches avancées sur la biologie de l'arbre et les écosystèmes forestiers

Coup de booster pour la recombinaison méiotique - 23/05/2017

Chez des hybrides produits par croisement entre le colza et l’une de ses espèces progénitrices, des chercheurs de l’Inra ont observé 3,4 fois plus d’échanges d’ADN entre chromosomes (Crossing-Over) pendant la méiose. Plus encore, pour la première fois, ils ont montré que ces échanges peuvent avoir lieu dans des régions chromosomiques qui en étaient jusqu’ici dépourvues chez l’ensemble des espèces végétales. Publiés en ligne dans PLoS Genetics, cette découverte ouvre de nouvelles perspectives aux généticiens et aux sélectionneurs pour optimiser le brassage de la diversité, notamment chez le colza.

http://presse.inra.fr/Communiques-de-presse/Coup-de-booster-pour-la-recombinaison-meiotique

  • Anne-Marie Chèvre, Institut de génétique environnement et protection des plantes

Le génome du tournesol révèle l'orchestration des gènes impliqués dans la production d'huile et la floraison - 22/05/2017

Moins d’un an après le décryptage du génome du tournesol, son analyse approfondie a permis d’identifier les centaines de gènes qui fonctionnent de concert pour réguler la floraison ou ceux qui sont impliqués dans la production d'huile. Menés par des scientifiques de l’Inra dans le cadre du projet du Programme des Investissements d’Avenir SUNRISE et en collaboration avec le Consortium international de ressources génomiques du tournesol, ces travaux sont publiés en ligne dans Nature le 22 mai 2017. Ces premiers résultats permettront de concevoir les variétés cultivées du futur, plus performantes et mieux adaptées aux nécessaires mutations de l’agriculture face aux nouvelles exigences environnementales, en particulier dans un contexte de changement climatique.

http://presse.inra.fr/Communiques-de-presse/genome-du-tournesol-production-d-huile-et-floraison

  • Nicolas Langlade, Laboratoire des interactions plantes-microorganismes

Biodiversité de sols en cours de restauration lors de leur mise en jachère : des interactions plus fortes entre organismes, un flux plus important de carbone vers le sol - 14/02/2017

Dans le cadre du projet européen EcoFINDERS coordonné par l’Inra, les chercheurs ont étudié l’évolution de la biodiversité de sols après leur mise en jachère comme stratégie de restauration. Cette étude a été rendue possible par la mise en œuvre d’un dispositif unique d’observation de longue durée. Son originalité repose également sur le fait que les chercheurs ont pris en compte une gamme très large d’organismes du sol (microorganismes et faune) en analysant leur diversité mais également leurs réseaux d’interactions. Les résultats, publiés dans Nature Communications, montrent une augmentation des connexions entre groupes d’organismes dans le sol, accompagnée d’une incorporation accrue de carbone. La compréhension de ces phénomènes pourrait conduire à identifier des pratiques agricoles favorables au transfert et au stockage de carbone dans les sols.

http://presse.inra.fr/Communiques-de-presse/biodiversite-sols-restauration-jachere

  • Philippe Lemanceau, coordonnateur du projet EcoFINDERS, Unité Agroécologie

Survie des colonies en hiver : les couverts fleuris et les habitats naturels boisés améliorent la vitalité des abeilles mellifères - 10/02/2017

Une étude associant l’Inra, l’Acta et l’ITSAP-Institut de l’abeille décortique les mécanismes physiologiques impliqués dans la survie hivernale chez les abeilles mellifères. Les chercheurs ont montré qu’une protéine aux propriétés antioxydantes, la vitellogénine, est associée à une augmentation de 30% de la probabilité de survie des colonies en hiver. La production de cette protéine de vitalité est favorisée par la qualité de l’environnement dans lequel les abeilles se préparent à l’hiver, notamment la présence de couverts fleuris implantés par les agriculteurs en automne et de ressources liées aux habitats naturels.

http://presse.inra.fr/Communiques-de-presse/survie-abeilles-vitalite

  • Cédric Alaux, Unité Abeilles et environnement

Une avancée essentielle pour lutter contre la septoriose du blé : identification et caractérisation d’une protéine d’avirulence - 08/02/2017

L’utilisation de variétés de blés améliorées pour leur résistance au champignon Zymoseptoria tritici responsable de la septoriose contribue largement à la lutte contre cette maladie. Toutefois, les mécanismes qui sous-tendent les interactions entre le blé et la septoriose sont encore inconnus. Pour la première fois, des chercheurs de l’Inra et leurs collègues ont identifié et caractérisé une protéine d’avirulence AvrStb6 chez l’agent de la septoriose. Ces travaux, publiés le 6 février 2017, dans la revue The New Phytologist, ouvrent la voie à de nouvelles perspectives en matière de lutte durable contre cette maladie.

http://presse.inra.fr/Communiques-de-presse/septoriose-du-ble

  • Thierry Marcel, Unité mixte de recherche Biologie et gestion des risques en agriculture