Le fonctionnement de la photosynthèse est un excellent indicateur de l'état sain ou stressé d'un végétal. Ici  la mesure est effectuée sur une feuille. L'appareil (Fluorimètre Walz) envoie une lumière de saturation sur les pigments photosynthétiques, et mesure en contrepartie l'énergie ré-émise par fluorescence. Plus celle-ci est importante, moins la feuille est capable d'absorber et d'utiliser l'énergie solaire, ce qui est un signe de stress.. © © INRA, MAITRE Christophe

Communiqués de presse

Communiqués de presse du département SPE de 2016

Communiqués de presse publiés sur le portail inra.fr en 2016 concernant le département SPE.

Mis à jour le 03/05/2017
Publié le 16/12/2015
Mots-clés :

Diviser pour régner ou comment la diversité des plantes accroît la durabilité de leur résistance - 26/12/2016

Dans la région traditionnelle des rizières du Yuanyang en Chine, des chercheurs de l’Inra et du Cirad, en collaboration avec une équipe chinoise, se sont intéressés aux mécanismes de défense du riz face à ses agents pathogènes. Ils montrent comment les systèmes immunitaires très différents de deux variétés de riz co-cultivés depuis des siècles réussissent à déjouer durablement les agents pathogènes. Publiés dans eLIFE, ces travaux soulignent l’importance de la diversité fonctionnelle des plantes pour restreindre les épidémies à l’échelle du paysage.

http://presse.inra.fr/Ressources/Communiques-de-presse/comment-la-diversite-des-plantes-accroit-la-durabilite-de-leur-resistance

  • Jean-Benoît Morel, Unité Biologie et génétique des interactions plante-parasite

Lancement de la première chaire industrielle en agronomie pour lutter contre les maladies du bois de la vigne - 02/12/2016

Fournir de nouveaux moyens de compréhension et de lutte contre les maladies du bois de la vigne est l’objectif de l’unique chaire industrielle dans le domaine agronomique en France. Financée par l’Agence nationale de la recherche (ANR), cette chaire industrielle renforce une collaboration initiée en 2015 entre le leader mondial du cognac Jas Hennessy & Co et l’Unité Santé et agroécologie du vignoble (Inra-Bordeaux Sciences Agro). Ce programme vise à proposer une stratégie de protection agroécologique du vignoble, intégrant la conception d’itinéraires techniques innovants, le biocontrôle et l’amélioration génétique. Officiellement lancée au centre Inra Bordeaux-Aquitaine le 2 décembre 2016, la chaire industrielle « GTDfree » consolidera les synergies entre recherche et acteurs socioéconomiques au bénéfice des producteurs et de la filière.

http://presse.inra.fr/Ressources/Communiques-de-presse/chaire-industrielle-GTDfree

  • Patrice Rey, Unité Santé et agroécologie du vignoble 
  • Pascal Lecomte, Unité Santé et agroécologie du vignoble

Néonicotinoïdes et abeilles : la désorientation des individus confirmée en plein champ, la colonie adapte sa stratégie - 20/11/2015

Une nouvelle étude en plein champ conforte les essais en laboratoire sur les risques de désorientation des abeilles exposées au traitement des semences de colza au thiaméthoxame. L’étude révèle que la proximité des parcelles traitées diminue l’espérance de vie des butineuses. En réponse à cette surmortalité, les colonies modifient leur stratégie de production de couvain de façon à privilégier le renouvèlement des ouvrières. Cette étude soulève de nouvelles pistes de recherches pour l’évaluation des risques toxicologiques sur le terrain. Menée par l’Inra, Terres Inovia, le CNRS, l’ITSAP-Institut de l’abeille et ACTA, l’étude a été publiée le 18 novembre 2015 dans la revue Proceedings of the Royal Society B.

http://presse.inra.fr/Ressources/Communiques-de-presse/Neonicotinoides-et-abeilles-la-desorientation-des-individus-confirmee-en-plein-champ-la-colonie-adapte-sa-strategie

  • Mickaël HENRY, UR0406 AE Abeilles et Environnement, centre Inra PACA

Déclin des abeilles : l’exposition des mâles à un pesticide affecte indirectement la capacité de reproduction des reines - 06/09/2016

Les chercheurs de l’Inra montrent au travers des résultats publiés dans Scientific Reports que l’exposition des mâles d’abeille à un pesticide (fipronil) affecte la concentration, le taux de survie et le métabolisme de leurs spermatozoïdes. Autre résultat original : de jeunes reines vierges inséminées avec le sperme de ces mâles présentent une diminution de 30% du nombre de spermatozoïdes viables qu’elles stockent pour féconder leurs œufs. Ces troubles de la reproduction pourraient être une des causes du déclin des colonies, largement observé dans le monde ces dernières décennies.

http://presse.inra.fr/Ressources/Communiques-de-presse/Declin-des-abeilles-l-exposition-des-males-a-un-pesticide-affecte-indirectement-la-capacite-de-reproduction-des-reines

  • Jean-Luc Brunet, Unité Abeilles et environnement 

Déclin des abeilles : l’effet conjugué pesticide-parasite affecte aussi la survie des reines - 31/08/2016

Les chercheurs de l’Inra montrent aujourd’hui que l’exposition chronique et indirecte à une dose très faible d’un pesticide néonicotinoïde, ainsi que l'infection par un parasite commun des abeilles, affecte très fortement la survie des reines en conditions naturelles et modifie leur physiologie. L’interaction entre l’imidaclopride et Nosema ceranae est encore plus néfaste sur les reines que chaque stress pris séparément. Ces résultats sont publiés le 31 août 2016 dans Scientific Reports.

http://presse.inra.fr/Ressources/Communiques-de-presse/Declin-des-abeilles-l-effet-conjugue-pesticide-parasite-affecte-aussi-la-survie-des-reines

  • Yves Le Conte, Unité Abeilles et environnement

Mieux détecter les résistances des bio-agresseurs en agriculture grâce au partage des connaissances - 28/07/2016

L’usage croissant des pesticides au cours du siècle dernier, lié à la lutte contre les bio-agresseurs et les adventices, a accompagné l’intensification de l’agriculture. Cependant, des résistances sont sélectionnées chez les organismes nuisibles et font peser un risque de baisse durable des rendements en agriculture et de sur-utilisation des pesticides. Afin de limiter ce phénomène, des chercheurs de l’Inra, en collaboration avec l’Anses et le ministère chargé de l’Agriculture, au sein du réseau R4P , a dressé un état des lieux des méthodes disponibles pour détecter les résistances chez les bio-agresseurs (champignons, bactéries, insectes, adventices et rongeurs), selon l’état des connaissances des mécanismes associés. Cet article a été publié le 27 juillet 2016 dans Trends in plant science. L’objectif est d’accroître les échanges scientifiques et la diffusion des méthodes - biologiques, biochimiques et moléculaires - de détection des résistances entre les communautés de chercheurs pour in fine mieux prédire, retarder et/ou gérer la sélection des résistances.

http://presse.inra.fr/Ressources/Communiques-de-presse/detection-resistances-bioagresseurs

  • Réseau R4P

Le génome du tournesol décrypté - 28/06/2016

Des scientifiques de l’Inra viennent d’achever le séquençage du génome de référence du tournesol, dans le cadre du projet Investissements d’Avenir SUNRISE et en collaboration avec le Consortium international de génomique du tournesol. Ce résultat majeur permettra d’accélérer l’efficacité des programmes de sélection variétale du tournesol, qui possède un fort potentiel d’amélioration et des atouts environnementaux démontrés pour les systèmes agricoles de demain. Il contribuera également à fournir aux agriculteurs de nouvelles variétés mieux adaptées aux modes de production, aux usages alimentaires et industriels et répondant aux enjeux économiques de la filière. Ces travaux sont rendus publics à l’occasion des journées d’échanges tournesol, les 28 et 29 juin 2016 à Toulouse.

http://presse.inra.fr/Ressources/Communiques-de-presse/Le-genome-du-tournesol-decrypte

  • Nicolas Langlade, Laboratoire des interactions plantes micro-organismes

L’expansion fulgurante du frelon asiatique n’est pas forcément imputable à l’Homme - 28/06/2016

La rapidité d’expansion du frelon à pattes jaunes ou frelon asiatique (Vespa velutina nigrithorax) en Europe n’est pas forcément liée aux activités humaines. C’est ce que révèle une équipe de l’Université François-Rabelais, de l’Inra et du CNRS1 dans une étude publiée dans Journal of Applied Ecology. Leurs travaux démontrent que la mise en place d’actions de lutte ciblée pourrait réduire grandement la progression et les impacts de cette espèce invasive.

http://presse.inra.fr/Ressources/Communiques-de-presse/expansion-fulgurante-du-frelon-asiatique

  • Eric Darrouzet, Université François-Rabelais

Le mildiou de la vigne sous surveillance : s’adapte-t-il aux cépages résistants ? - 13/05/2016

Au moment où de nouveaux cépages résistants, notamment au mildiou de la vigne, vont être mis sur le marché, les capacités d’adaptation des pathogènes aux variétés résistantes restent mal connues. En comparant l’agressivité de différentes populations de mildiou, des chercheurs de l’Inra montrent que si la résistance des cépages est globalement efficace, le mildiou est néanmoins capable de s’adapter en quelques années, diminuant ainsi l’efficacité de ces résistances. Ces résultats plaident pour adosser l’utilisation des cépages résistants à des pratiques agronomiques préservant leurs durabilités. Ces travaux sont publiés dans la revue Evolutionary Applications.

http://presse.inra.fr/Ressources/Communiques-de-presse/mildiou-et-cepages-resistants

  • Chloé Delmas et François Delmotte, Unité Santé et Agroécologie du Vignoble

Les secrets de la transition d’un champignon pathogène vers un mode de vie bénéfique - 09/05/2016

Ennemi de nombreuses plantes d’intérêt agronomique, les champignons du genre Colletotrichum savent aussi entretenir des relations bénéfiques avec d’autres plantes. Dans le cadre d’un projet international, des chercheurs de l’Inra, en collaboration avec le CNRS et l’Université Paris-Sud ont élucidé les bases génétiques de cette transition, révélant notamment la capacité de la plante modèle Arabidopsis thaliana à différencier l’expression des gènes liés à chacun des modes relationnels. Ces résultats viennent d’être publiés dans la revue Nature Communications.

http://presse.inra.fr/Ressources/Communiques-de-presse/secrets-de-la-transition-d-un-champignon-pathogene

  • Richard O’Connell , Unité Biologie et gestions des risques en agriculture

Pour les mycoplasmes, la meilleure défense c’est l’attaque - 26/04/2016

Les mycoplasmes sont des bactéries "minimales" pathogènes de l’homme et d’un grand nombre d’animaux d’élevage. En étudiant les mécanismes de l’infection par les mycoplasmes, les chercheurs ont mis en évidence un système original déployé par ces bactéries qui désactive les anticorps, une arme essentielle de l’arsenal immunitaire des animaux. Ces résultats, publiés le 25 avril 2016 dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences, ouvrent de nouvelles perspectives dans la compréhension du comportement des mycoplasmes et la lutte contre les mycoplasmoses.

http://presse.inra.fr/Ressources/Communiques-de-presse/Pour-les-mycoplasmes-la-meilleure-defense-c-est-l-attaque

  • Yonathan Arfi, Pascal Sirand-Pugnet , Alain Blanchard, Unité Biologie du Fruit et Pathologie

Une association bénéfique : quand un champignon se porte au secours d’une plante - 18/03/2016

Omniprésents dans le règne végétal, les champignons endophytes n’ont pas livré tous les secrets de leur impact sur la croissance des plantes qu’ils colonisent. Dans le cadre d’un partenariat international, des chercheurs de l’Inra ont mis en évidence la colonisation des racines d’Arabidopsis thaliana par le champignon tellurique Colletotrichum tofieldiae. Ils dévoilent les bénéfices de cette association pour la nutrition de la plante dans des conditions pauvres en phosphore. Ces résultats sont publiés le 17 mars dans la revue Cell.

http://presse.inra.fr/Ressources/Communiques-de-presse/champignons-endophytes

La sécurité alimentaire mondiale impactée par le déficit d’insectes pollinisateurs - 22/01/2016

Les cultures pollinisées par les insectes assurent plus du tiers de notre alimentation à l’échelle mondiale. Une équipe internationale impliquant l’Inra révèle qu’en augmentant le nombre et la diversité des insectes pollinisateurs, on accroît aujourd’hui le rendement de ces cultures de plus de 20 % en moyenne à l’échelle mondiale. Fruit d’une vaste étude menée dans 12 pays pendant 5 ans, ces résultats sont publiés dans Science le 22 janvier 2016. Ces travaux mettent en lumière toute l’importance de l’intensification écologique de l’agriculture pour améliorer la sécurité alimentaire mondiale et sauvegarder la biodiversité des insectes pollinisateurs.

http://presse.inra.fr/Ressources/Communiques-de-presse/La-securite-alimentaire-mondiale-impactee-par-le-deficit-d-insectes-pollinisateurs

  • Bernard Vaissière, Unité Abeilles et environnement