Le fonctionnement de la photosynthèse est un excellent indicateur de l'état sain ou stressé d'un végétal. Ici  la mesure est effectuée sur une feuille. L'appareil (Fluorimètre Walz) envoie une lumière de saturation sur les pigments photosynthétiques, et mesure en contrepartie l'énergie ré-émise par fluorescence. Plus celle-ci est importante, moins la feuille est capable d'absorber et d'utiliser l'énergie solaire, ce qui est un signe de stress.. © © INRA, MAITRE Christophe

Communiqués de presse

Communiqués de presse du département SPE de 2015

Communiqués de presse publiés sur le portail inra.fr en 2015 concernant le département SPE.

Mis à jour le 18/12/2015
Publié le 16/12/2015
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Guêpe parasite Venturia : le complice viral démasqué - 30/11/2015

Un groupe de chercheurs français, conduit par des entomologistes de l’Inra et du CNRS, en collaboration avec des généticiens du CEA, lève le voile sur un nouveau cas de guêpe parasite ayant intégré dans son génome de l’ADN de virus lui permettant de contrer les défenses immunitaires des chenilles hôtes. Au-delà de son intérêt pour la compréhension du rôle des virus dans les mécanismes évolutifs des organismes vivants, cette étude ouvre des perspectives pour améliorer les stratégies de délivrance de médicaments dans le cadre d’applications thérapeutiques. Les résultats sont publiés dans Science Advances le 27 novembre 2015.

http://presse.inra.fr/Ressources/Communiques-de-presse/Guepe-parasite-Venturia-le-complice-viral-demasque

  • Anne-Nathalie VOLKOFF, UMR1333 DGIMI Diversité, Génomes et Interactions Microorganismes-Insectes, centre Inra Montpellier

Phoma du colza : jeu de cache-cache entre le champignon et sa plante hôte - 23/11/2015

La sélection et l'utilisation de variétés de colza naturellement résistantes au champignon responsable du "phoma du colza", Leptosphaeria maculans, sont largement répandues pour lutter contre cet agent pathogène. De façon inattendue, l’apparition de souches capables de contourner le gène de résistance Rlm7 s’accompagne de la réapparition de souches avirulentes vis-à-vis du gène Rlm3. Des chercheurs de l’Inra Versailles-Grignon ont décrypté ce mécanisme, mettant à jour une interaction négative indirecte entre les deux gènes d’avirulence, AvrLm7 et AvrLm3. Ces travaux, publiés le 23 novembre 2015, dans la revue The New Phytologist, ouvrent la voie à de nouvelles perspectives en matière de lutte génétique durable contre cette maladie.

http://presse.inra.fr/Ressources/Communiques-de-presse/Phoma-du-colza-jeu-de-cache-cache-entre-le-champignon-et-sa-plante-hote

  • Marie-Hélène BALESDENT, UMR1290 BIOGER BIOlogie GEstion des Risques en agriculture, centre Inra Versailles-Grignon

Néonicotinoïdes et abeilles : la désorientation des individus confirmée en plein champ, la colonie adapte sa stratégie - 20/11/2015

Une nouvelle étude en plein champ conforte les essais en laboratoire sur les risques de désorientation des abeilles exposées au traitement des semences de colza au thiaméthoxame. L’étude révèle que la proximité des parcelles traitées diminue l’espérance de vie des butineuses. En réponse à cette surmortalité, les colonies modifient leur stratégie de production de couvain de façon à privilégier le renouvèlement des ouvrières. Cette étude soulève de nouvelles pistes de recherches pour l’évaluation des risques toxicologiques sur le terrain. Menée par l’Inra, Terres Inovia, le CNRS, l’ITSAP-Institut de l’abeille et ACTA, l’étude a été publiée le 18 novembre 2015 dans la revue Proceedings of the Royal Society B.

http://presse.inra.fr/Ressources/Communiques-de-presse/Neonicotinoides-et-abeilles-la-desorientation-des-individus-confirmee-en-plein-champ-la-colonie-adapte-sa-strategie

  • Mickaël HENRY, UR0406 AE Abeilles et Environnement, centre Inra PACA

Xylella fastidiosa, la recherche mobilisée - 20/08/2015 

Identifiée cet été en Corse, la bactérie Xylella fastidiosa est redoutée pour les dégâts qu’elle pourrait entraîner sur les arbustes et arbres de l’ile. Les chercheur(e)s de l’Inra participent au dispositif de lutte mis en place contre cette bactérie.

http://www.inra.fr/Grand-public/Sante-des-plantes/Tous-les-dossiers/Xylella-fastidiosa-identifiee-en-Corse

  • Thierry CANDRESSE, UMR1332 BFP Biologie du Fruit et Pathologie, centre Inra Bordeaux-Aquitaine
  • Marie-Agnès JACQUES, UMR1345 IRHS Institut de Recherche en Horticulture et Semences, centre Inra Angers-Nantes
  • Jean-Yves RASPLUS, UMR1062 CBGP Centre de Biologie pour la Gestion des Populations, centre Inra Montpellier

Processionnaire du pin : les arbres ornementaux, acteurs clés dans la progression des ravageurs - 15/07/2015

La processionnaire du pin est un insecte forestier en expansion du Sud vers le Nord de la France sous l'effet du changement climatique ; elle soulève de nombreux problèmes phytosanitaires et de santé publique. Les chercheurs de l'Inra ont étudié sa dispersion dans une zone de grandes cultures (Beauce) qui, malgré l'absence de forêts, n'a pas fait barrage à la progression de cet insecte. Pour la première fois, ces travaux démontrent le rôle crucial des arbres "hors forêt"* dans la dispersion des ravageurs forestiers. Ils ouvrent ainsi des perspectives en matière de gestion des paysages, y compris en zone urbaine, notamment par le choix des essences plantées par les gestionnaires publics ou les particuliers : les arbres choisis peuvent limiter ou au contraire favoriser l'expansion des organismes nuisibles.

http://presse.inra.fr/Ressources/Communiques-de-presse/processionnaire-du-pin-et-arbres-ornementaux

  • Jean-Pierre ROSSI, UMR1062 CBGP Centre de Biologie pour la Gestion des Populations, centre Inra Montpellier

Comment les pucerons manipulent les plantes - 26/06/2015

Pour se nourrir, les pucerons ont développé un mécanisme inhibant les défenses immunitaires de la plante. Des chercheurs de l’Inra et du CNRS révèlent pour la première fois que le puceron détourne l’un de ses propres mécanismes de défense pour attaquer et réprimer les réponses immunitaires de la plante hôte. Ces travaux sont publiés dans la revue Current Biology le 25 juin 2015.

http://presse.inra.fr/Ressources/Communiques-de-presse/Comment-les-pucerons-manipulent-les-plantes

  • Harald KELLER, UMR1355 ISA Institut Sophia Agrobiotech, centre Inra PACA
  • Christine COUSTAU, UMR1355 ISA Institut Sophia Agrobiotech, centre Inra PACA

Seulement 2% des espèces d’abeilles sauvages participent significativement à la pollinisation des cultures - 19/06/2015 

La contribution économique des abeilles sauvages à la production des cultures est importante. Cette activité pollinisatrice est limitée à un nombre restreint d’espèces d’abeilles, mais sa valeur économique est équivalente pour les abeilles sauvages et les abeilles domestiques. Publiés dans Nature Communications par une équipe internationale impliquant l’Inra et le CNRS, ces résultats montrent également les faibles liens entre un service écosystémique important économiquement (la pollinisation des cultures entomophiles) et la conservation des espèces menacées.

http://presse.inra.fr/Ressources/Communiques-de-presse/abeille-et-pollinisation-des-cultures

  • Mickaël HENRY, UR0406 AE Abeilles et Environnement, centre Inra PACA
  • Bernard VAISSIERE, UR0406 AE Abeilles et Environnement, centre Inra PACA

Varroa destructor : le parasite capable de mimer chimiquement deux espèces d’abeilles - 03/06/2015

Des chercheurs de l’Institut de recherche sur la biologie de l'insecte (CNRS/Université François Rabelais de Tours) et du laboratoire Abeilles et environnement de l’Inra, en collaboration avec des collègues américains et chinois, ont démontré que Varroa destructor, un acarien parasite des abeilles qui a la capacité d'imiter la composition chimique de la cuticule de son hôte, est aussi capable de changer cette composition en fonction de l’espèce qu’il parasite. Cette faculté d’adaptation remarquable pourrait expliquer comment ce parasite de l’abeille asiatique a pu coloniser l’abeille européenne au cours du 20e siècle, contribuant ainsi au déclin de l’espèce. Ces travaux sont publiés le 3 juin 2015 dans la revue Biology Letters.

http://presse.inra.fr/Ressources/Communiques-de-presse/Varroa-destructor-le-parasite-capable-de-mimer-chimiquement-deux-especes-d-abeilles

  • Yves LE CONTE, UR0406 AE Abeilles et Environnement, centre Inra PACA

Un leurre pour tromper l’adversaire : les ruses moléculaires de l’Arabette - 22/05/2015 

Camouflage, vitesse, illusions d’optique… le règne animal regorge de stratégies permettant aux prédateurs de capturer leurs proies ou, inversement, à ces dernières de leur échapper. De telles ruses sont également déployées à l’échelle moléculaire. C’est ce que viennent de découvrir des chercheurs du CNRS, de l’Inra, du CEA et de l’Inserm1 chez l’une des bactéries phytopathogènes les plus dévastatrices de la planète qui court-circuite les défenses des cellules végétales en empêchant le déclenchement d’un « signal d’alarme » immunitaire. Plus étonnant encore, des cellules végétales ont développé un récepteur intégrant un leurre destiné à prendre l’envahisseur à son propre piège. Ces travaux, aux potentialités multiples, sont publiés le 21 mai 2015 dans la revue Cell.

http://presse.inra.fr/Ressources/Communiques-de-presse/Un-leurre-pour-tromper-l-adversaire-les-ruses-moleculaires-de-l-Arabette

  • Laurent DESLANDES, UMR0441 LIPM Laboratoire des Interactions Plantes Micro organismes, centre Inra Toulouse

L'histoire du Pinot noir qui devient Pinot gris puis Pinot blanc... une diversité de couleurs pour une diversité de vins - 03/04/2015 

Les pieds de vigne utilisés en viticulture sont obtenus en multipliant une plante mère par greffage : ainsi, pour un cépage donné, tous les individus sont identiques … ou presque. En effet, il peut se produire des évènements spontanés dans le génome de certaines plantes, conduisant à des individus différents. Ce sont ces phénomènes que les chercheurs de l’Inra ont étudiés, et plus spécifiquement ceux conduisant à la diversité de couleur de la baie de la famille des Pinots (Pinot noir, gris ou blanc). Ils montrent pour la première fois que des échanges de chromosome de grande ampleur peuvent entrainer la perte de la synthèse des pigments rouges, les anthocyanes, responsables de la couleur des baies. On peut ainsi comprendre comment à partir d’un Pinot noir produisant des baies noires peuvent apparaître des pieds de Pinot gris et de Pinot blanc. Ces résultats, publiés dans PLOS Genetics le 2 avril 2015, couronnent plus de 15 ans de travaux scientifiques.

http://presse.inra.fr/Ressources/Communiques-de-presse/L-histoire-du-Pinot-noir-qui-devient-Pinot-Gris-puis-Pinot-blanc-une-diversite-de-couleurs-pour-une-diversite-de-vins

  • Frédérique PELSY, UMR1131 SVQV Santé de la Vigne et Qualité du Vin, centre Inra Colmar